A la frontière avec l’Italie, la ville de Breil sur Roya a accueilli dans les Alpes Maritimes la 6ème édition du Rassemblement Inter Fédéral de descente de canyon.
Jeudi 10/09/2009 :
Après de longues hésitations de certain(e)s d’entre nous, c’est finalement à 6 (Christophe, Clara, Francis, Marc, Mathilde et Maxime) que nous prenons tranquillement la route jeudi soir. Pas d’excès de vitesse, nos voitures ne nous le permettent pas :p
Lors de la pause repas, une fois bien installés à table, le temps nous fait une belle blague, et on se prend la seule pluie du trajet !
Un peu (beaucoup) plus loin, on double une voiture 38. A cette heure tardive (1h du matin ?) sur une route aussi éloignée et tellement vide, on se demande si ça ne serait pas des canyonneurs. Et bien sur que si ! Il s’agit de Roxane et Nathalie (mais nous ne le saurons que le lendemain). La délégation expl’eau se porte déjà à 8 !
Pour notre bivouac, le choix final se porte sur le parking de La Maglia. Comme ça pas de perte de temps. Le campement est vite installé : les 2 filles dans la 2’’ ; Marc, Francis et Christophe sur une bâche et moi dans un hamac.
Vendredi 11/09/2009 :
Être sur place les premiers ne nous a pas pour autant permis d’attaquer le canyon en premier
En effet, depuis le camping du rassemblement, des navettes ont été mises en place et viennent déposer 2 groupes juste devant nous ! A défaut d’être les premiers du RIF à rentrer dans La Maglia, on veut être les premiers à en sortir ! Du coup on accélère le mouvement pour rattraper puis doubler les 2 groupes qui nous précédaient.
La rapide progression initiale se ralentit et on prend plus le temps d’observer la beauté du lieu : l’eau, d’un très beau turquoise et la végétation d’un vert intense.

Francis se baigne – tout au fond, on aperçoit un groupe de poursuivants
Le canyon très ludique nous présente une succession de vasques que l’on franchit en enchaînant sauts et toboggans.
On descend le canyon jusqu’à arriver à la fameuse C10 que l’on peut franchir aussi bien en saut qu’en toboggan (vertical).

C’est flou, mais on reconnaît Clara
Tout en ratant la confluence avec Morgué (c’est qu’il est bien sec le bougre) on arrive à la grotte. Le paysage prend alors une tournure féerique.
La Maglia continue à nous présenter un enchaînement de difficultés jusqu’à nous présenter le plus impressionnant de ses sauts (15m).

Les sacs sont au niveau d’un S7 – Christophe, Mathilde et Maxime en train de chercher l’appel du S15 – Clara au premier plan.
L’encaissement reprend et nous accompagne alors jusqu’à la vasque finale.
Heureux d’être là, même si l’eau n’est pas chaude
Après ce premier canyon, on se dirige enfin au camping pour rejoindre le rassemblement et organiser notre campement. On prend également le temps de manger et boire un petit peu avant de se rediriger vers un canyon, mais ce coup-ci du coté italien : Barbeira.
On attaque ce canyon bien tard (il est déjà 17h) et malheureusement le soleil n’éclaire plus les vasques.
Le départ peut se faire en sautant depuis le pont qui passe au-dessus du cours d’eau, sous les yeux des randonneurs italiens.
De haut en bas : Francis, Maxime, Mathilde
On n’est pas fou, on ne s’est pas sautés les uns sur les autres, mais comme les 3 photos ont été prises depuis le même point, la superposition était faisable.
L’eau de ce canyon est la plus translucide qu’il m’ait été donné de voir (bon, ok, j’ai pas beaucoup de canyons à mon actif…) ! Et elle est très peuplée en têtard et mini-grenouille.
Un futur inscrit sur la liste expleau.
L’enchaînement des difficultés est rapide, offrant alternativement des sauts, des toboggans et des petits rappels. On retrouve là un canyon très ludique mais faiblement encaissé.
Marc sur un rappel bien au sec.
L’eau, bien que fraîche, ne nous a pas empêchée de finir la journée par un saut en maillot !

Christophe, Marc et Maxime – On n’est pas resté longtemps dans le bain
Après cette belle journée et ses 2 canyons ludiques, nous rentrons au camping retrouver Jérôme qui nous a rejoint pour le week end.
La fatigue cumulée du voyage et de la journée a raison, dès la fin du repas, de certains d’entre nous. Tandis que ceux-ci vont se coucher, les derniers profitent du rassemblement pour discuter avec les voisins au camping.
Samedi 12/09/2009 :
Au réveil, le ciel est malheureusement chargé de nuages. Au programme du jour : Carleva !
C’est sûrement l’effet week end qui fait que nous sommes bien lents à nous préparer. Mais c’est pas grave, on est là pour profiter après tout. Une fois les voitures chargées, on monte à bord et nous partons à l’accueil du rassemblement pour étudier la route. Le topo est assez clair :
« Accès :
Se garer à l’entrée de Breil sans gêner les voitures des locaux (petit parking au fond de la ruelle juste après le pont d’entrée du village) ou alors se garer le long de la Roya »
Mais on est déjà à Breil !!! Bon, bhen on termine le tour du camping en voiture, on se gare sur notre emplacement, et on part à pied ! On a fait bonne route, même si on n’est pas passé pour les plus futés !
Les nuages du matin se sont dispersés, permettant au soleil de midi de cogner pendant les 2h que dure l’approche.
Juste avant de nous engager dans la canyon, nous récupérons un groupe de 2 personnes. Finalement, celles-ci ne descendront pas avec nous car l’une d’elles se fracture le poignet en glissant dès le premier mètre du canyon (malgré les 5.10).
Les obstacles ne s’enchaînent pas rapidement, et chaque vasque est séparée de la précédente par une petite section de marche. Le canyon totalise tout de même 4km de long pour 500m de dénivelé !
On enchaîne sauts et toboggans sous un ciel qui s’assombrit au fur et à mesure de la descente.

Christophe (en saut) et Francis (en toboggan) nous montrent les nouvelles techniques pas encore dans le manuel

Comme j’évite encore les toboggans pour le moment, je descends en rappels ceux qui ne passent pas en saut, et mes camarades en profitent pour me confier leurs sacs.
4 sacs, il paraît que ça stabilise.
Ainsi, ils peuvent se permettre de bien belles glissades avec transition au milieu. Et oui, toboggan, saut, toboggan ça peut s’enchaîner sur une unique difficulté !
En vidéo :
Cette 2ème journée se termine par la soirée du rassemblement. Nous nous groupons au CAF de Toulouse pour le repas et organisons le canyon du lendemain avec eux. Cela porte notre groupe à 13 membres !
Le repas se termine par la tombola où nous nous montrons particulièrement chanceux ! Bravo à Mathilde pour un baudrier Beal ! Bravo à Francis pour un casque Salewa, un caleçon technique et des longes ! Bravo à Marc pour un kit boule Gens de la montagne et une longe !
Dimanche 13/09/2009 :
Le dimanche, nous nous élançons dans Morghé, un canyon bien sec malgré les pluies de la nuit. A tendance verticale, ce canyon nous offre un rappel de 60m.
13 équipiers, ça fait beaucoup dans un canyon vertical. On décide donc de faire 2 groupes, et de se suivre.

Les grenoblois mettent la pression aux toulousains !
Morghé se jette dans La Maglia qu’il est dont il est alors possible d’enchaîner une grosse partie.
Jérôme aura ainsi également la chance de connaître ce canyon, tandis que nous autres le refaisons avec plaisir tant l’enchaînement est rapide et ludique.
Un bien bon week-end !
Vivement qu’on remette ça !









